Vivre Vite de Philippe Besson

Titre : Vivre vite

Auteur : Philippe Besson

Edition : Julliard

Nombre de pages : 238


le résumé

« Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain… »
Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d’un garçon de l’Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d’une beauté irrésistible, qui s’est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.


mon avis

De James Dean, nous connaissons surtout le mythe, l’icône à la jeunesse presque insolente.

Mais James Dean, c’est aussi un homme pleins de failles dont la vie n’a pas commencé sous les meilleurs auspices.

Philippe Besson traite le sujet de manière très originale : à la frontière entre biographie, roman et recueil de témoignages. Cette façon d’aborder le personnage rend la lecture intéressante. Chaque personne qui a compté dans le parcours de James Dean nous parle de lui et le récit évolue ainsi de manière chronologique en abordant à chaque chapitre une face -cachée ou non- de sa vie.

On y croise des membres de sa famille (père, mère, oncle et tante…), ainsi que des acteurs, actrices et réalisateurs avec qui il a travaillé. On découvre un jeune homme à la fois passionné et mélancolique, déterminé et doutant de lui, amoureux des femmes et attiré par les hommes…. Il est très attendrissant dans sa façon de brûler la vie par les deux bouts comme si il pressentait qu’elle serait bien trop courte.

 


conclusion

C’est un livre que j’ai beaucoup apprécié, qui se base la vie de James Dean mais qui se lit comme un récit de fiction. L’écriture est fluide et la lecture est agréable. Les différents personnages abordés nous donnent envie de nous plonger plus précisément dans leurs biographies et leurs oeuvres respectives (je pense plus particulièrement à Nathalie Wood, Sal Mineo, Dennis Stock …). Un livre que je vous conseille et un auteur à découvrir.

note 4

C’est lundi, que lisez-vous ?

C’est lundi et l’heure du rendez-vous hebdomadaire « C’est lundi, que lisez-vous? ».

Nous récapitulons tous ensemble nos lectures de la semaine passée, celles en cours ainsi que les lectures à venir.

Vous pouvez retrouver sur le blog de Galléane la liste complète de tous les participants de cette semaine.

Voici donc mes lectures !

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des pierres dans ma poche

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Et vous, que lisez-vous ?

 

Sartre de Mathilde Ramadier & Anaïs Depommier

sartre   auteurs sartre

 

Titre : Sartre

Scénariste : Mathilde Ramadier

Illustratrice : Anaïs Depommier

Edition : Dargaud

Nombre de pages : 145


le résumé

Figure emblématique de la littérature et de la philosophie française, Sartre fut une personnalité à part : libre penseur et révolutionnaire, c’était un homme moderne qui refusait les honneurs. Ce livre retrace avec émotion son engagement politique, ses écrits, sa relation fusionnelle avec Simone de Beauvoir, la création du mouvement existentialiste, etc. Incontournable !

La biographie dessinée d’un des plus grands philosophes du XXe siècle.


mon avis

Me lancer dans l’oeuvre de Sartre, trop compliqué et pointu pour moi…. Et pourtant je porte un grand intérêt au personnage. L’homme qu’il a pu être, son parcours, sa pensée et les prises de position qui ont jalonné sa carrière (que ce soit durant la seconde guerre mondiale, ou pendant la guerre d’Algérie….) m’ont toujours fasciné.

Quoi de mieux dans ce cas qu’une bande dessinée pour s’instruire un tant soit peu tout en évitant les migraines intempestives…

Cette B.D remplit pleinement cette mission pédagogique. En effet, elle reprend très clairement la chronologie des évènements, tous les personnages qui ont gravité autour du philosophe et les liens qu’ils entretiennent les uns avec les autres.

J’ai pu découvrir avec beaucoup d’intérêt Paul Nizan, Merleau-Ponty, Simone de Beauvoir, Jean Genet, Boris Vian et d’autres, et saisir les ententes et discordes qui existaient entre tous ces personnages hors du commun. C’était une période extrêmement captivante, avec  l’émergence d’un groupe d’intellectuels et d’artistes qui ont pris conscience que leur oeuvre et leur engagement, qu’il soit littéraire, philosophique ou artistique, pouvaient changer leur époque et la société dans laquelle ils vivaient.

Quel dommage que je n’ai pas accroché avec le graphisme de cette bande dessinée (pour une B.D, ça reste quand même essentiel !).

[Je suis toujours gênée d’avoir à juger le dessin d’un professionnel sachant que je suis incapable de dessiner quoique ce soit, mais je me dois de donner mon avis le plus honnêtement possible.]

J’ai trouvé le dessin approximatif, tous les personnages (et surtout les hommes, car pour les femmes les différentes coiffures aident à s’y retrouver) se ressemblent beaucoup trop.

Pour Sartre, ça allait. Il a un physique assez atypique on va dire, et par conséquent le strabisme accentué et la bouche charnue aidaient pas mal. Mais les autres, j’étais à chaque fois obligée de regarder la fin de l’ouvrage (où les auteurs ont gentiment fait l’inventaire de tous les personnages avec le dessin correspondant) sinon je ne savais absolument pas si j’avais affaire à Camus ou à Jeanson….. Sans compter Pontalis qui ressemble trait pour trait à Sartre avec des lunettes carrées ! qui a dit : « elle est pas très physionomiste celle-là ! » ??


conclusion

Un album assez sympathique à parcourir retraçant la vie de Jean-Paul Sartre de manière assez fidèle. Tous les aspects sont abordés : son enfance, ses études, ses amours, son oeuvre et ses engagements politiques. Je regrette toutefois de ne pas avoir accroché avec le graphisme de la B.D, des dessins pas assez précis ne m’ont pas permis d’entrer complètement dans l’histoire.

note 3

C’est lundi, que lisez-vous ?~3

Me revoilà avec le rendez-vous hebdomadaire « C’est lundi, que lisez-vous ? ». Vous pouvez retrouver le récapitulatif sur le blog de Galléane .

Il s’agit de faire le point sur nos lectures de la semaine passée, nos lectures en cours et celles à venir.

lecture passée

martin page

lecture en cours

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Il y en a pas mal de prévus, ceci est du à la semaine spéciale French Read-athon !

lecture prochaine

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Et vous, que lisez-vous cette semaine ?

Nos années sauvages ~ Karen Joy Fowler

Titre : Nos années sauvages

Auteur : Karen Joy Fowler

Edition : Presses de la Cité

Nombre de pages : 368


le résumé

Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu’elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler… jusqu’à aujourd’hui. C’est l’histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa soeur pas tout à fait comme nous…


mon avis

 

J’ai pour habitude de ne pas être tendre lorsque un livre m’a déçue et encore davantage quand ce livre est encensé par l’opinion générale.

Mais je suis également de nature curieuse, aussi lorsque je vois que Nos années sauvages s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans d’autres pays, qu’il a reçu le Faulkner Award et a été nominé en 2014 pour le fameux Man Booker Prize évidemment, ça titille ma curiosité !

J’ai été ravie lorsque ma très chère Amira (qui sévit aussi sur Youtube sous le pseudo Au bonheur des livres) me l’a gentiment fait parvenir par courrier.

Je me lance donc dans cette lecture presque prête à découvrir une pépite, à faire la connaissance d’un chef-d’oeuvre !

Mais ça n’a pas fonctionné avec moi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage de Rosemary. Sa présentation au début de l’ouvrage traîne en longueur. Je me suis quand même accrochée car le mystère entourant sa soeur Fern m’intriguait. Le twist arrive rapidement, avant la 100ième page. Alors certes, l’auteur nous révèle la véritable « nature » de Fern, on est surpris sur le moment, mais ça s’arrête là.

Les personnages ne sont pas assez fouillés à mon sens, et surtout l’interaction et les sentiments (bons ou mauvais) que les personnages entretiennent entre eux ne sont pas aboutis. Durant ma lecture, je saisissais bien les problèmes que Rosemary, sa mère et son frère rencontraient, mais je n’en avais clairement rien à faire ! Je peux paraître un peu triviale en le disant aussi sèchement, mais c’est pour vous prouver à quel point l’auteur n’est pas parvenue à m’embarquer.

Je ne pense pas que le problème soit du à une mauvaise traduction, ni à un scénario médiocre car lorsque on refait la trame du synopsis, l’idée n’est pas mauvaise et même plutôt originale. Je crois que je n’ai tout simplement pas été réceptive à la plume de Karen Joy Fowler, à son style, à la façon dont elle a fait s’enchaîner les évènements, à l’importance qu’elle a donné à certains actes, certaines paroles plutôt qu’à d’autres.

J’ai eu beau chercher l’émotion que j’étais sensée trouver dans ce livre, je n’ai malheureusement rien ressenti.


conclusion

Un livre plein de promesses, mais qui ne les tient pas ….. J’ai presque l’impression d’avoir manqué quelque chose, de ne pas avoir su saisir la portée universelle dont tant de lecteurs et de critiques ont parlé. J’aurais tant voulu apprécier Nos années sauvages, en faire mon livre de chevet, un livre qui me questionnerait sur la nature humaine, sur les relations au sein d’une fratrie, sur la prédominance des liens du coeur sur les liens du sang, mais pour ma part, ce fut une déception littéraire.

 note 2

Manuel d’écriture et de survie ~ Martin Page

Titre : Manuel d’écriture et de survie

Auteur : Martin Page

Edition : Points

Nombre de pages : 196


le résumé

Daria, jeune écrivaine, rêve d’être publiée. En quête de réponses, elle entame une longue correspondance avec Martin Page. Au fil de leurs échanges, il esquisse des solutions pour affronter le milieu littéraire, ses névroses et ses fragilités. Mais la discussion gagne de plus vastes sujets : la morale, la politique, le féminisme… Un dialogue derrière lequel se dessine en filigrane l’autoportrait de l’auteur et qui s’inscrit, à l’image de Lettres à un jeune poète, de Rilke, dans une lignée héritée du XIXe siècle, du vieux sage s’adressant au jeune pour l’ouvrir sur le monde.


mon avis

Martin Page est un écrivain au nom prédestiné !

Dans ce petit ouvrage, il nous propose un ensemble de lettres qu’il a adressées à une jeune auteur prénommée Daria. Ces lettres sont un prétexte permettant à l’auteur d’aborder toutes sortes de thèmes que ce soit autour de l’écriture, de la lecture mais encore sur des sujets de société divers et variés.

Le style épistolaire en fait un livre très accessible et rapide à lire. Cependant, nous n’avons que les lettres de Martin, et j’ai trouvé que le fait de ne pas pouvoir lire directement les lettres de Daria entachait un peu le rythme du livre. De plus, cela pouvait donner au monologue de Martin (parce qu’au final, j’ai eu l’impression de lire un monologue) un côté je-m’écoute-parler presque pédant.

Mais passé cette impression de « masturbation intellectuelle » lors de la lecture de certains passages, j’ai trouvé ça au final plutôt réussi.

Le livre a été manipulé, le même passage lu et relu plusieurs fois, certaines pages ont été cornées (sacrilège !), des phrases et des réflexions ont été notées avec soin dans un carnet, des conseils de lecture sont venus enrichir ma pile à lire….le livre a pris vie dans mes mains de lectrice et en ce sens, la mission de Martin Page a été grandement accomplie.


conclusion

« Je nous souhaite des mots sauvages et des vies rusées », c’est sur cette phrase que l’auteur conclut la postface de son ouvrage. Elle résume bien la bienveillance avec laquelle il nous communique son expérience d’écrivain, mais aussi de lecteur, d’ami, de penseur, de citoyen…. Même si par moment, on peut se demander quel a été le véritable but de son Manuel d’écriture et de survie tant sa culture et son érudition nous semble étalées au fil des pages, on comprend une fois le livre refermé que ses seules ambitions étaient : la transmission et le partage.

note 3

 

 

C’est lundi, que lisez-vous ?~2

Voici le rendez-vous hebdomadaire du « C’est lundi, que lisez-vous ? », la récap’ se trouve sur le blog de Galléane.

 

Alors, pour résumer ma semaine en une phrase je dirais : « ce fut rude ! ».

J’ai quand même eu à prendre le train pour passer quatre partiels à 250 kms de chez moi. Le point positif c’est que pendant le trajet j’ai pas mal avancé dans mes lectures.

Voici donc le bilan de la semaine :

lecture passée

J’ai terminé le livre de Bednarski (pas sans mal émotionnellement parlant) et La cuisinière de Mary Beth Keane.

 

lecture en cours

Je lis 2 petits recueils de nouvelles de Leïla Sebbar. Je découvre cette auteur que je ne connais absolument pas et le format nouvelles me convient tout à fait en ce moment.

 

lecture prochaine

J’espère pouvoir enfin me lancer dans mon petit cycle de lectures sur le monde arabe.

Et vous, que lisez-vous ?