Dix petits nègres ~ Agatha Christie

Titre : Dix petits nègres

Auteur : Agatha Christie

Edition : Hachette

Nombre de pages : 284


le résumé

Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?


mon avis

Livre lu dans le cadre du Bookclub Livraddict de Juillet et qui rentrait aussi dans une des consignes du French read-athon (voilà qui s’appelle faire d’une pierre deux coups !)

Un livre qui attendait dans ma pal depuis un moment, une envie de lire un classique, un bookclub qui avait pour thème un livre qui se déroule en été…. les conditions étaient réunies pour que je me lance dans ce livre que beaucoup qualifient de chef-d’oeuvre !

Oh, mon Dieu, je me suis pris une claque monumentale !!

Au début, j’ai eu un peu peur. En effet, dès les premières pages Agatha Christie nous dresse le portrait de tous les personnages de l’histoire un peu les uns à la suite des autres et plante le décor et je me suis dit « ouh la ! y’a trop de personnages, je vais m’embrouiller ! ».Mais que nenni….(j’ai toujours rêvé de pouvoir placer cette expression venue d’un autre âge quelque part, voilà qui est chose faite !).

Les personnages prennent vie peu à peu sous la plume de l’auteur, on imagine leurs visages, leurs silhouettes, leurs façons de se mouvoir et on est tout simplement embarqués.

Puis l’intrigue du roman s’immisce dans le récit, les questionnements s’enchaînent rythmés de twists et de suspense à n’en plus finir.

C’est bien écrit, c’est classe avec un côté british ambiance début de 20ième siècle qui n’a pas été pour me déplaire. (Les personnages s’arrêtent tous de réfléchir à 5 heures pour prendre un thé, so precious !!)

Y’a pas à dire on est un maître du suspense ou on ne l’est pas (et en l’occurence, ici, le maître est une maîtresse !).

De bons auteurs de policier ou de suspense, on a la chance d’en avoir aussi de nos jours mais je dois avouer que j’ai trouvé très appréciable de ne pas tomber sur une scène de sexe toutes les 30 pages (scène de sexe qui bien souvent n’apporte rien à la trame narrative), c’est sans doute mon côté « old school ».

Un livre qui se lit, qui se savoure et qui se partage.


conclusion

Une chronique de blog ne reflètera jamais assez l’enthousiasme qui m’anime pour vous parler de ma lecture.

Si vous aimez les bons livres (avec une langue et un style soignés), si vous appréciez les personnages travaillés (des personnages qui vous marquent par leur personnalité et qui servent tous, chacun à leur manière, à faire avancer l’histoire), et si vous êtes fan de suspense et de rebondissements en chaîne, je n’aurais qu’un mot : lancez-vous ! (oui, je sais ça fait deux mots)

note 5

Nos années sauvages ~ Karen Joy Fowler

Titre : Nos années sauvages

Auteur : Karen Joy Fowler

Edition : Presses de la Cité

Nombre de pages : 368


le résumé

Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu’elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler… jusqu’à aujourd’hui. C’est l’histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa soeur pas tout à fait comme nous…


mon avis

 

J’ai pour habitude de ne pas être tendre lorsque un livre m’a déçue et encore davantage quand ce livre est encensé par l’opinion générale.

Mais je suis également de nature curieuse, aussi lorsque je vois que Nos années sauvages s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans d’autres pays, qu’il a reçu le Faulkner Award et a été nominé en 2014 pour le fameux Man Booker Prize évidemment, ça titille ma curiosité !

J’ai été ravie lorsque ma très chère Amira (qui sévit aussi sur Youtube sous le pseudo Au bonheur des livres) me l’a gentiment fait parvenir par courrier.

Je me lance donc dans cette lecture presque prête à découvrir une pépite, à faire la connaissance d’un chef-d’oeuvre !

Mais ça n’a pas fonctionné avec moi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage de Rosemary. Sa présentation au début de l’ouvrage traîne en longueur. Je me suis quand même accrochée car le mystère entourant sa soeur Fern m’intriguait. Le twist arrive rapidement, avant la 100ième page. Alors certes, l’auteur nous révèle la véritable « nature » de Fern, on est surpris sur le moment, mais ça s’arrête là.

Les personnages ne sont pas assez fouillés à mon sens, et surtout l’interaction et les sentiments (bons ou mauvais) que les personnages entretiennent entre eux ne sont pas aboutis. Durant ma lecture, je saisissais bien les problèmes que Rosemary, sa mère et son frère rencontraient, mais je n’en avais clairement rien à faire ! Je peux paraître un peu triviale en le disant aussi sèchement, mais c’est pour vous prouver à quel point l’auteur n’est pas parvenue à m’embarquer.

Je ne pense pas que le problème soit du à une mauvaise traduction, ni à un scénario médiocre car lorsque on refait la trame du synopsis, l’idée n’est pas mauvaise et même plutôt originale. Je crois que je n’ai tout simplement pas été réceptive à la plume de Karen Joy Fowler, à son style, à la façon dont elle a fait s’enchaîner les évènements, à l’importance qu’elle a donné à certains actes, certaines paroles plutôt qu’à d’autres.

J’ai eu beau chercher l’émotion que j’étais sensée trouver dans ce livre, je n’ai malheureusement rien ressenti.


conclusion

Un livre plein de promesses, mais qui ne les tient pas ….. J’ai presque l’impression d’avoir manqué quelque chose, de ne pas avoir su saisir la portée universelle dont tant de lecteurs et de critiques ont parlé. J’aurais tant voulu apprécier Nos années sauvages, en faire mon livre de chevet, un livre qui me questionnerait sur la nature humaine, sur les relations au sein d’une fratrie, sur la prédominance des liens du coeur sur les liens du sang, mais pour ma part, ce fut une déception littéraire.

 note 2