French Read-athon, me voilà !

Je participe pour la première fois au french read-athon. (J’ai vraiment besoin de liquider ma pal.)

Il s’agit pendant une semaine de lire 7 livres répondant à des consignes bien précises (le challenge est relevé au bout de 4 livres).

Les consignes de cette édition estivale sont :

frrat2

Et voici les livres que j’ai sélectionnés :

u4stephane

Un livre de plus de 300 pages

dix petits nègres

Un livre qui a lieu l’été ou à la plage (c’est presque ça, ça se passe sur une île !)

vivre vite

Un livre que je veux lire depuis longtemps

des pierres dans ma poche

Mon dernier achat livre + un auteur avec la première lettre de mon prénom

13 à table

Une couverture jaune

N’hésitez pas à nous rejoindre et à partager sur le sujet sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FRRAT

Quant à moi, je vous donne rendez-vous le 31 juillet pour faire le bilan de ce challenge et tout au long de la semaine sur mon compte Instagram sur lequel vous pourrez suivre l’avancée de mes lectures.

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Nos années sauvages ~ Karen Joy Fowler

Titre : Nos années sauvages

Auteur : Karen Joy Fowler

Edition : Presses de la Cité

Nombre de pages : 368


le résumé

Il était une fois deux soeurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu’elle racontait une histoire. Puis sa soeur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler… jusqu’à aujourd’hui. C’est l’histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa soeur pas tout à fait comme nous…


mon avis

 

J’ai pour habitude de ne pas être tendre lorsque un livre m’a déçue et encore davantage quand ce livre est encensé par l’opinion générale.

Mais je suis également de nature curieuse, aussi lorsque je vois que Nos années sauvages s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans d’autres pays, qu’il a reçu le Faulkner Award et a été nominé en 2014 pour le fameux Man Booker Prize évidemment, ça titille ma curiosité !

J’ai été ravie lorsque ma très chère Amira (qui sévit aussi sur Youtube sous le pseudo Au bonheur des livres) me l’a gentiment fait parvenir par courrier.

Je me lance donc dans cette lecture presque prête à découvrir une pépite, à faire la connaissance d’un chef-d’oeuvre !

Mais ça n’a pas fonctionné avec moi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage de Rosemary. Sa présentation au début de l’ouvrage traîne en longueur. Je me suis quand même accrochée car le mystère entourant sa soeur Fern m’intriguait. Le twist arrive rapidement, avant la 100ième page. Alors certes, l’auteur nous révèle la véritable « nature » de Fern, on est surpris sur le moment, mais ça s’arrête là.

Les personnages ne sont pas assez fouillés à mon sens, et surtout l’interaction et les sentiments (bons ou mauvais) que les personnages entretiennent entre eux ne sont pas aboutis. Durant ma lecture, je saisissais bien les problèmes que Rosemary, sa mère et son frère rencontraient, mais je n’en avais clairement rien à faire ! Je peux paraître un peu triviale en le disant aussi sèchement, mais c’est pour vous prouver à quel point l’auteur n’est pas parvenue à m’embarquer.

Je ne pense pas que le problème soit du à une mauvaise traduction, ni à un scénario médiocre car lorsque on refait la trame du synopsis, l’idée n’est pas mauvaise et même plutôt originale. Je crois que je n’ai tout simplement pas été réceptive à la plume de Karen Joy Fowler, à son style, à la façon dont elle a fait s’enchaîner les évènements, à l’importance qu’elle a donné à certains actes, certaines paroles plutôt qu’à d’autres.

J’ai eu beau chercher l’émotion que j’étais sensée trouver dans ce livre, je n’ai malheureusement rien ressenti.


conclusion

Un livre plein de promesses, mais qui ne les tient pas ….. J’ai presque l’impression d’avoir manqué quelque chose, de ne pas avoir su saisir la portée universelle dont tant de lecteurs et de critiques ont parlé. J’aurais tant voulu apprécier Nos années sauvages, en faire mon livre de chevet, un livre qui me questionnerait sur la nature humaine, sur les relations au sein d’une fratrie, sur la prédominance des liens du coeur sur les liens du sang, mais pour ma part, ce fut une déception littéraire.

 note 2

Manuel d’écriture et de survie ~ Martin Page

Titre : Manuel d’écriture et de survie

Auteur : Martin Page

Edition : Points

Nombre de pages : 196


le résumé

Daria, jeune écrivaine, rêve d’être publiée. En quête de réponses, elle entame une longue correspondance avec Martin Page. Au fil de leurs échanges, il esquisse des solutions pour affronter le milieu littéraire, ses névroses et ses fragilités. Mais la discussion gagne de plus vastes sujets : la morale, la politique, le féminisme… Un dialogue derrière lequel se dessine en filigrane l’autoportrait de l’auteur et qui s’inscrit, à l’image de Lettres à un jeune poète, de Rilke, dans une lignée héritée du XIXe siècle, du vieux sage s’adressant au jeune pour l’ouvrir sur le monde.


mon avis

Martin Page est un écrivain au nom prédestiné !

Dans ce petit ouvrage, il nous propose un ensemble de lettres qu’il a adressées à une jeune auteur prénommée Daria. Ces lettres sont un prétexte permettant à l’auteur d’aborder toutes sortes de thèmes que ce soit autour de l’écriture, de la lecture mais encore sur des sujets de société divers et variés.

Le style épistolaire en fait un livre très accessible et rapide à lire. Cependant, nous n’avons que les lettres de Martin, et j’ai trouvé que le fait de ne pas pouvoir lire directement les lettres de Daria entachait un peu le rythme du livre. De plus, cela pouvait donner au monologue de Martin (parce qu’au final, j’ai eu l’impression de lire un monologue) un côté je-m’écoute-parler presque pédant.

Mais passé cette impression de « masturbation intellectuelle » lors de la lecture de certains passages, j’ai trouvé ça au final plutôt réussi.

Le livre a été manipulé, le même passage lu et relu plusieurs fois, certaines pages ont été cornées (sacrilège !), des phrases et des réflexions ont été notées avec soin dans un carnet, des conseils de lecture sont venus enrichir ma pile à lire….le livre a pris vie dans mes mains de lectrice et en ce sens, la mission de Martin Page a été grandement accomplie.


conclusion

« Je nous souhaite des mots sauvages et des vies rusées », c’est sur cette phrase que l’auteur conclut la postface de son ouvrage. Elle résume bien la bienveillance avec laquelle il nous communique son expérience d’écrivain, mais aussi de lecteur, d’ami, de penseur, de citoyen…. Même si par moment, on peut se demander quel a été le véritable but de son Manuel d’écriture et de survie tant sa culture et son érudition nous semble étalées au fil des pages, on comprend une fois le livre refermé que ses seules ambitions étaient : la transmission et le partage.

note 3

 

 

C’est lundi, que lisez-vous ?~2

Voici le rendez-vous hebdomadaire du « C’est lundi, que lisez-vous ? », la récap’ se trouve sur le blog de Galléane.

 

Alors, pour résumer ma semaine en une phrase je dirais : « ce fut rude ! ».

J’ai quand même eu à prendre le train pour passer quatre partiels à 250 kms de chez moi. Le point positif c’est que pendant le trajet j’ai pas mal avancé dans mes lectures.

Voici donc le bilan de la semaine :

lecture passée

J’ai terminé le livre de Bednarski (pas sans mal émotionnellement parlant) et La cuisinière de Mary Beth Keane.

 

lecture en cours

Je lis 2 petits recueils de nouvelles de Leïla Sebbar. Je découvre cette auteur que je ne connais absolument pas et le format nouvelles me convient tout à fait en ce moment.

 

lecture prochaine

J’espère pouvoir enfin me lancer dans mon petit cycle de lectures sur le monde arabe.

Et vous, que lisez-vous ?

The battle hymn of the tiger mother d’Amy Chua

Titre : The battle hymn of the tiger mother (titre en français : l’hymne de bataille de la mère-tigre)

Auteur : Amy Chua

Nombre de pages : 272 pages (pour l’édition anglaise)

Edition : Bloomsbury Publishing (Gallimard pour la traduction française)


le résumé

«Voici l’histoire d’un violent conflit culturel entre l’Est et l’Ouest. Pour Amy Chua, fille d’immigrés chinois aux États-Unis, il n’y a pas de doute : hors de question de suivre le modèle occidental d’éducation des enfants, qu’elle considère comme trop permissif, individualiste et voué à l’échec. Elle suivra le modèle de ses parents en éduquant ses enfants à la chinoise, et entonnera ainsi son hymne de bataille de la mère Tigre. Concrètement, ses filles, Sophia et Lulu, doivent obtenir les meilleures notes à l’école, apprendre le mandarin et devenir des musiciennes talentueuses dès le plus jeune âge. Le prix à payer de l’excellence? Pour les filles : pas de jeux avec les copines, pas de télévision, pas le droit de choisir leurs activités. Pour la mère : batailles, disputes et cris jusqu’à en perdre la voix, pour les faire travailler, réviser, répéter, et prendre le risque de… se faire détester.
Dans ces Mémoires, Amy Chua raconte avec franchise, mais aussi avec humour et autodérision, comment elle a livré son combat quotidien en tant que mère Tigre – à l’abri des regards pour ne pas s’attirer l’opprobre de la société américaine – jusqu’au moment où elle essuiera un sérieux revers.»


mon avis

La première fois où j’ai entendu d’Amy Chua, c’était en visionnant une de ses interventions sur Tedx. J’ai alors pensé qu’elle avait tout de la femme ambitieuse, qui avait réussi sa carrière professionnelle, en plus d’être une excellente oratrice.Lorsque j’appris par la suite qu’elle avait écrit ses mémoires dans lesquelles elle revenait sur son expérience en tant que mère, je fus immédiatement intéressée.

The battle hymn of the tiger mother revient sur l’éducation « à la chinoise » qu’elle a choisi d’adopter avec ses deux filles faisant d’elle une « mère-tigre » par définition.

La critique envers son livre a été très dure, elle a été accusée d’être une mère cruelle, qui rabaissait constamment ses enfants et qui voulait régir le moindre détail de leurs vies.

Je considère plus The battle hymn of the tiger mother comme un choc des cultures, une rencontre entre les valeurs de l’Asie et celles de l’Occident. Il nous amène à réfléchir sur notre conception des choses en matière d’éducation, et sur la nécessité de ne pas voir notre modèle éducatif occidental sans faille et indiscutable.

c’est ce qui arrive à Amy chua dans son rôle de mère : elle percevait le modèle éducatif chinois comme infaillible. Bien qu’il ait fonctionné avec sa fille aînée, ce modèle va connaître ses limites lorsqu’elle voudra l’imposer à sa seconde fille.

Elle nous invite dans son quotidien, mais aussi dans les évènements plus tragiques et j’ai trouvé son livre plein de lucidité et d’honnêteté sur ses défauts et ses moments de doute.

Ce qui m’a le plus surprise, c’est l’humour dont elle fait preuve (j’ai même ri aux éclats à la lecture de certains passages). elle manie le second degré avec brio et je suis étonnée que ses détracteurs n’aient pas saisi le côté humoristique du livre tant il fait partie intégrante de son processus d’écriture.


lecture v.o jpg

C’est un livre que vous pouvez aisément lire en V.O, avec des chapitres assez courts et un anglais presque académique. De plus, vous pourrez y rencontrer tout un lexique autour de la musique pour enrichir votre vocabulaire.


conclusion

Un joli livre qui fait passer un bon moment tout en nous questionnant sur nos idéaux de parents (ou futur-parents).

Un pont entre les visions très différentes de deux cultures.

note 4

C’est lundi, que lisez-vous ? ~1

C’est un rendez-vous bloguesque qu’on ne présente plus. Il s’agit de faire, chaque lundi, un point tous ensemble sur nos lectures passées, en cours et à venir.

Le récapitulatif se fait sur le blog de Galléane

N’hésitez pas vous aussi, si ce n’est pas déjà fait, à parler de vos lectures sur votre propre blog et/ou en commentaire ici même.

lecture passée

Cette semaine, j’ai terminé The battle hymn of the tiger mother d’Amy Chua (la chronique est en cours de rédaction) et ce fut une heureuse surprise. Je l’ai commencé il y a 2 semaines, mais je l’avais mis en pause et je l’ai terminé ce week-end. J’ai également terminé Nil, et comme vous le savez déjà si vous avez lu ma chronique, ce livre est plutôt à mettre dans la colonne « déception ».

lecture en cours

Pour cette semaine, je lis Les neiges bleues de Piotr Bednarski, (j’y vais tout doucement avec celui-là, car c’est une lecture qui promet d’être poignante !) et La cuisinière de Mary Beth Keane dans le cadre du club de lecture de Pretty books

 

lecture prochaine

Ce que je prévois pour la semaine suivante : (peut-être une petite lecture thématique sur le monde arabe…)

 

Et vous, que lisez-vous ?

Nil de Lynne Matson

Titre : NIL

Auteur :  Lynne Matson

Edition :  Henry Holt and Co. (PKJ pour la traduction française)

Nombre de pages : 384 pages (464 pages pour PKJ)


le résumé


Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil.
Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l’île …
Il n’y en a qu’une par jour. Une seule personne peut l’emprunter. Pire encore, les adolescents n’ont qu’un an pour s’échapper. Sinon, c’est la mort.
Le compte à rebours a déjà commencé.


mon avis

 Prenez un soupçon de la série T.V « Lost », une pincée du Labyrinthe de Dashner, mélangez avec une pointe d’Hunger Games et n’oubliez pas d’ajouter de la romance tout au long de la cuisson….

C’est peu ou prou le recette suivie par Lynne Matson pour nous pondre le phénomène littéraire de l’année 2015. Alors, évidemment la recette fonctionne. En témoignent le succès rencontré Outre-Atlantique et maintenant en France ainsi que la sortie de deux autres opus : Nil Unlocked et Nil on fire.

Les amateurs de dystopie comme moi seront inévitablement conquis par le synopsis très prometteur.

Le point positif : c’est un livre qui est facile à lire et qui se lit très vite; la trame narrative est claire, les rebondissements sont bien présents et par conséquent l’abandon du livre est peu probable. Pour ma part, bien que n’y prenant (presque !) aucun plaisir, j’ai tout de même voulu aller au bout de ma lecture. Cependant j’ai trouvé la romance entre les deux personnages principaux pas assez subtilement amenée, les rebondissements bien que présents restent tout de même très prévisibles. La fin du livre est également très surprenante car elle ne laisse pas présager de suite. C’est justement pour cette raison que j’ai hâte de lire les tomes 2 et 3 afin de voir comment l’auteure va parvenir à faire repartir l’intrigue après une telle fin. (Aïe, pas évident d’exprimer davantage mon ressenti sans vous spoiler !)


lecture v.o jpg

Bien que le texte soit truffé d’expressions familières et de contractions de mots, Nil reste un livre facile d’accès pour une lecture en V.O.

En effet, le découpage des chapitres permet de suivre aisément la narration. (Chaque début de chapitre indique le narrateur, le lieu et le nombre de jours passés sur Nil, ce qui aide bien à se resituer en cours de lecture)


conclusion

Les fans de dystopies retrouveront ici tous les ingrédients qui font le succès du genre. Mais pour les férus de dystopies young-adult qui seraient au bord de l’overdose, ce livre risque bien de vous détourner à vie de votre genre préféré.

Des « ficelles » trop apparentes, des personnages stéréotypés, un lieu loin d’être original et une impression de déjà-lu, j’ai refermé le livre avec déception.

note 2