The battle hymn of the tiger mother d’Amy Chua

Titre : The battle hymn of the tiger mother (titre en français : l’hymne de bataille de la mère-tigre)

Auteur : Amy Chua

Nombre de pages : 272 pages (pour l’édition anglaise)

Edition : Bloomsbury Publishing (Gallimard pour la traduction française)


le résumé

«Voici l’histoire d’un violent conflit culturel entre l’Est et l’Ouest. Pour Amy Chua, fille d’immigrés chinois aux États-Unis, il n’y a pas de doute : hors de question de suivre le modèle occidental d’éducation des enfants, qu’elle considère comme trop permissif, individualiste et voué à l’échec. Elle suivra le modèle de ses parents en éduquant ses enfants à la chinoise, et entonnera ainsi son hymne de bataille de la mère Tigre. Concrètement, ses filles, Sophia et Lulu, doivent obtenir les meilleures notes à l’école, apprendre le mandarin et devenir des musiciennes talentueuses dès le plus jeune âge. Le prix à payer de l’excellence? Pour les filles : pas de jeux avec les copines, pas de télévision, pas le droit de choisir leurs activités. Pour la mère : batailles, disputes et cris jusqu’à en perdre la voix, pour les faire travailler, réviser, répéter, et prendre le risque de… se faire détester.
Dans ces Mémoires, Amy Chua raconte avec franchise, mais aussi avec humour et autodérision, comment elle a livré son combat quotidien en tant que mère Tigre – à l’abri des regards pour ne pas s’attirer l’opprobre de la société américaine – jusqu’au moment où elle essuiera un sérieux revers.»


mon avis

La première fois où j’ai entendu d’Amy Chua, c’était en visionnant une de ses interventions sur Tedx. J’ai alors pensé qu’elle avait tout de la femme ambitieuse, qui avait réussi sa carrière professionnelle, en plus d’être une excellente oratrice.Lorsque j’appris par la suite qu’elle avait écrit ses mémoires dans lesquelles elle revenait sur son expérience en tant que mère, je fus immédiatement intéressée.

The battle hymn of the tiger mother revient sur l’éducation « à la chinoise » qu’elle a choisi d’adopter avec ses deux filles faisant d’elle une « mère-tigre » par définition.

La critique envers son livre a été très dure, elle a été accusée d’être une mère cruelle, qui rabaissait constamment ses enfants et qui voulait régir le moindre détail de leurs vies.

Je considère plus The battle hymn of the tiger mother comme un choc des cultures, une rencontre entre les valeurs de l’Asie et celles de l’Occident. Il nous amène à réfléchir sur notre conception des choses en matière d’éducation, et sur la nécessité de ne pas voir notre modèle éducatif occidental sans faille et indiscutable.

c’est ce qui arrive à Amy chua dans son rôle de mère : elle percevait le modèle éducatif chinois comme infaillible. Bien qu’il ait fonctionné avec sa fille aînée, ce modèle va connaître ses limites lorsqu’elle voudra l’imposer à sa seconde fille.

Elle nous invite dans son quotidien, mais aussi dans les évènements plus tragiques et j’ai trouvé son livre plein de lucidité et d’honnêteté sur ses défauts et ses moments de doute.

Ce qui m’a le plus surprise, c’est l’humour dont elle fait preuve (j’ai même ri aux éclats à la lecture de certains passages). elle manie le second degré avec brio et je suis étonnée que ses détracteurs n’aient pas saisi le côté humoristique du livre tant il fait partie intégrante de son processus d’écriture.


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C’est un livre que vous pouvez aisément lire en V.O, avec des chapitres assez courts et un anglais presque académique. De plus, vous pourrez y rencontrer tout un lexique autour de la musique pour enrichir votre vocabulaire.


conclusion

Un joli livre qui fait passer un bon moment tout en nous questionnant sur nos idéaux de parents (ou futur-parents).

Un pont entre les visions très différentes de deux cultures.

note 4

Nil de Lynne Matson

Titre : NIL

Auteur :  Lynne Matson

Edition :  Henry Holt and Co. (PKJ pour la traduction française)

Nombre de pages : 384 pages (464 pages pour PKJ)


le résumé


Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil.
Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l’île …
Il n’y en a qu’une par jour. Une seule personne peut l’emprunter. Pire encore, les adolescents n’ont qu’un an pour s’échapper. Sinon, c’est la mort.
Le compte à rebours a déjà commencé.


mon avis

 Prenez un soupçon de la série T.V « Lost », une pincée du Labyrinthe de Dashner, mélangez avec une pointe d’Hunger Games et n’oubliez pas d’ajouter de la romance tout au long de la cuisson….

C’est peu ou prou le recette suivie par Lynne Matson pour nous pondre le phénomène littéraire de l’année 2015. Alors, évidemment la recette fonctionne. En témoignent le succès rencontré Outre-Atlantique et maintenant en France ainsi que la sortie de deux autres opus : Nil Unlocked et Nil on fire.

Les amateurs de dystopie comme moi seront inévitablement conquis par le synopsis très prometteur.

Le point positif : c’est un livre qui est facile à lire et qui se lit très vite; la trame narrative est claire, les rebondissements sont bien présents et par conséquent l’abandon du livre est peu probable. Pour ma part, bien que n’y prenant (presque !) aucun plaisir, j’ai tout de même voulu aller au bout de ma lecture. Cependant j’ai trouvé la romance entre les deux personnages principaux pas assez subtilement amenée, les rebondissements bien que présents restent tout de même très prévisibles. La fin du livre est également très surprenante car elle ne laisse pas présager de suite. C’est justement pour cette raison que j’ai hâte de lire les tomes 2 et 3 afin de voir comment l’auteure va parvenir à faire repartir l’intrigue après une telle fin. (Aïe, pas évident d’exprimer davantage mon ressenti sans vous spoiler !)


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Bien que le texte soit truffé d’expressions familières et de contractions de mots, Nil reste un livre facile d’accès pour une lecture en V.O.

En effet, le découpage des chapitres permet de suivre aisément la narration. (Chaque début de chapitre indique le narrateur, le lieu et le nombre de jours passés sur Nil, ce qui aide bien à se resituer en cours de lecture)


conclusion

Les fans de dystopies retrouveront ici tous les ingrédients qui font le succès du genre. Mais pour les férus de dystopies young-adult qui seraient au bord de l’overdose, ce livre risque bien de vous détourner à vie de votre genre préféré.

Des « ficelles » trop apparentes, des personnages stéréotypés, un lieu loin d’être original et une impression de déjà-lu, j’ai refermé le livre avec déception.

note 2